AUTISME ET SYNDROME D’ASPERGER : HANDICAP OU DIFFÉRENCE?

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AUTISME ET SYNDROME D’ASPERGER : HANDICAP OU DIFFÉRENCE?

Message par peter62 le Sam 2 Sep - 18:08


AUTISME ET SYNDROME D’ASPERGER : HANDICAP OU DIFFÉRENCE?
Messagepar peter62 sur 02 Mai 2014, 09:06

http://theautismnews.com/autisme-et-syndrome-dasperger-handicap-ou-difference/
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AUTISME ET SYNDROME D’ASPERGER : HANDICAP OU DIFFÉRENCE?

Message par Týr le Sam 9 Sep - 12:11

Ma réflexion se base sur la définition du handicap.
La loi n°2005-102 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a, dans son article 114 défini la notion de handicap :
La loi a écrit:Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d'un polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant.

D'après mon humble avis, le spectre de l'autisme est une neurodiversité!
C'est-à-dire une "différence".

Je ne considère pas l'autisme* comme un handicap pour plusieurs raisons :

  1. Je ne suis pas maladie, ni soufreteux, ni handicapé par mon autisme.
    J'ai vécu plus de trois décennies comme un neurotypique "différent", et cela ne m'a jamais rendu handicapé.
    J'ai eu des diffucultés, comme tout un chacun. J'ai eu des avantages, comme tout un chacun.
    Mais mes traits autistiques ne m'ont pas limité ou restreint dans la participation à la vie en société.
  2. Je connais des autistes (famille, amis, collègue, célébrité) qui ne sont pas handicapé par leur appartenance aux spectres de l'autisme.
    Dans un souci de protection de la vie privé, je ne nommerais que des célébrités : Hugo Horiot (comédien), Matthew Laborteaux (acteur), Julie Dachez (psychologue), Louis Tremblay (humoriste), Susan Boyle (chanteuse), Daryl Hannah (actrice), Alexis Wineman (mannequin), Daniel Tammet (écrivain), etc.
  3. Je considère que ce qui handicape certains neurodivergent (ou neurotypique) se sont les comorbidités handicapante et non la condition neurodéveloppemental.
    Par exemple, chez une personne autiste (ou non-autistes) avec un déficit intellectuel : Ce qui créer le handicap, ce n'est pas la condition neurodéveloppemental (neurodivergent ou neurotypique), mais le déficit intellectuel.
    Autre exemple, chez une personne autiste (ou non autistes) avec une altération du langage : Ce qui créer le handicap, ce n'est pas la condition neurodéveloppemental (neurodivergent ou neurotypique), mais l'altération du langage.
    Autre exemple, chez une personne autiste (ou non autistes) avec stéréotypie : Ce qui créer le handicap, ce n'est pas la condition neurodéveloppemental (neurodivergent ou neurotypique), mais la stéréotypie.
    Etc.
  4. Quant aux traits autistiques de niveau 2 ou 3 persistant**, ils ne seraient que la résultante de comorbidités associés, mal diagnostiqué parce que le praticien n'aurait pas réaliser un diagnostic différenciel correctement.
    Enfin, les traits autistiques de niveau 1 (ou 0) n'étant pas handicapant, mais simplement "différent". Leur méjugement en "handicap" serait dut à une intolérance culturelle. Comme par exemple la pathologisatio, l'exclusion et la stigmatisation reconnus (et sanctionné par le Conseil européen en 2004, 2007, 2008, 2012, 2014) de la France (à cause de l'influence¤ du lobbying psychanalytique d'obédience freudienne) envers le spectre de l'autisme.
  5. Depuis l'introduction maladroite de l'autisme par Eugen Bleuler en 1911, la définition du spectre de l'autisme à beaucoup voyager (en bien comme en mal).
    Et aujourd'hui, aucune de ces définitions sérieuse, reconnus par la médecine et la recherche ne définis l'autisme comme un handicap.

    • (Source: page Facebook d'Hugo Horiot)
      Hugo Horiot a écrit:Durant la Réunion de la commission scientifique internationale sur l'autisme qui se tenait le 3 avril 2017 au ministère des Affaires sociales et de la Santé, a été posée la question suivante :
      "L’autisme est-il une maladie ?"
      Voici la réponse du comité scientifique :
      "Les derniers développements de la génétique vous diront que c’est une variante génétique. Si vous définissez l’autisme par des traits, il y a des gens qui en ont beaucoup et d’autres moins. Et le moment où vous dites que les avantages sont en dessous des inconvénients, c’est arbitraire. C’est une mauvaise explication scientifique de définir l’autisme comme une maladie au même niveau qu’une grippe ou une tuberculose."
      Ce qui m'intéresse ici, c'est le fait que la notion d'inconvénients (représentatif du "handicap") est arbitraire et subjectif. Ainsi, il est reconu publiquement par la science, que le spectre de l'autisme ne peut pas être définis comme un handicap, car se serait arbitraire et subjectif. Or, une définition se doit d'être objective est constante ! Donc, l'autisme ne peut pas être synonyme d'handicap.
      .
    • En 2014, une étude nommée Anatomical Abnormalities in Autism? publiée dans la prestigieuse revue Cerebral Cortex, réalisé sur la plus grande base de données IRM : ABIDE (c'est une collection mondiale de scanners IRM de plus de 1000 individus, pour la moitié autistes, âgés de 6 à 35 ans) nous dit :
      Nous avons effectué des observations anatomiques très détaillées des scanners. Nous avons divisé chaque cerveau en 180 régions et évalué de multiples mesures anatomiques telles que le volume, la surface et l'épaisseur de chaque région.[...] Le résultat le plus surprenant fut de découvrir que les différences anatomiques à l'intérieur même des deux groupes, autiste (neurodivergent) et contrôle (neurotypique), étaient très importantes et faisaient plus que masquer les minuscules différences entre les deux groupes. Par exemple, le volume du cerveau des individus du groupe de contrôle diffère de 80 à 90%, alors que les différences de volume entre le groupe autiste et le groupe de contrôle sont de 2 à 3% maximum. Cela nous permet de conclure que les mesures anatomiques de volume et de surface du cerveau n'offrent pas d'informations exploitables sur les mécanismes sous-jacents ou sur la condition neurodéveloppemental de l'autisme.
      Ce qui m'intéresse ici, c'est de savoir que les différences anatomiques entre le cerveau d'individus neurodivergents de plus de 6 ans et celui de neurotypiques du même âge sont indiscernables.
      Autrement dit, il ne peut pas y avoir de "reconnaissance" à un handicap physique ou cérébrale (c'est toujours ça d'enlever).
      .
    • Dans le DSM-5, on peut lire ceci :
      Spécifications
      Niveau 1 : "Nécessitant un soutien". [...]
      Niveau 2 : "Nécessitant un soutien important". [...]
      Niveau 3 : "Nécessitant un soutien très importante". [...]
      Les spécifications de sévérité peuvent être utilisées pour décrire succinctement les symptômes actuels (qui peuvent se situer en deçà du niveau 1), en tenant compte du fait que les symptômes peuvent varier en fonction du contexte et fluctuer dans le temps. La sévérité des difficultés de communications sociale et celle des comportements restreints et répétitifs doivent être cotées séparément. Les catégories décrivant la sévérité ne doivent pas être utilisées pour décider de l'attribution de droits ou de services ; ceux-ci sont à déterminer à un niveau individuel, après avoir analysé les priorités et les objectifs personnels.
      En ce qui concerne la spécification "avec ou sans déficit intellectuel associé", l'interprétation des critères diagnostiques nécessite une connaissance du profil d'efficience intellectuelle (souvent hétérogène) de l'enfant ou de l'adulte ayant un trouble du spectre de l'autisme. Des estimations séparées de l'efficience verbale et non verbale sont nécessaire (p. ex. utilisation de testes non verbaux non chronométrés pour évaluer les points forts de personnes ayant un langage restreint).
      Ce qui m'intéresse ici, c'est de savoir que le diagnostique n'est pas synonyme de handicap, mais bien d'une différence, qui varie et/ou fluctue d'après les individus et leur environnement.
      .
    • (Source : thèse de Julie Dachez)
      Julie Dachez a écrit:Il existe une très forte hétérogénéité inter-individuelle, tant génotypique que phénotypique des personnes autistes (Conclusion d'études de Esapen&Clarke en 2014; Focquart&Vanneste en 2015; Constantino&Charman en 2016).
      Ce qui m'intéresse ici, c'est de savoir que le spectre de l'autisme est BEAUCOUP trop grand pour qu'on puisse se permettre de lui généraliser un handicap.



Pour aller plus loin, je dirais aussi que :

  • La recherche subis de grave biais de sélections depuis plus d'un siècle.
    Ne ciblant que les neurodivergents allant mal (alors qu'elle reconnait¤¤ l'existence de neurodivergent autonome, adapté, et bien portant), et incitant une forme de pathologisation, repris comme "stigmatisation" par les médias (étude de Draaisma en 2009 et 2014). Ce faisant, ce biais incite les neurodivergent bien portant, autonome ou adapté à se cacher ou à nier leur autisme pour éviter toutes exclusion ou stigmatisation malvenu.
  • De plus, toutes les personnes qui amalgames maladroitement (par ignorance, ou par biais cognitifs et être près à tout pour avoir de l'aide), ou avec malhonnêteté tant morale (escroquerie très rentable, je vous conseil de vous instruire sur ce sujet avec les documents de la spécialiste Sophie Robert) qu'intellectuel (avec par exemple Éric Lemonnier ou Yehezkel Ben-Ari qui croient avoir créé des souris autiste en 2011, alors qu'ils n'ont fait que leur introduir le syndrôme d'angelman, qui n'a aucun rapport avec l'autisme); toutes ces personnes qui méjugent l'autisme à un handicap véhiculent une mauvaise image de l'autisme, ils font de la stigmatisation (même si ce n'est pas volontaire).



*: D'après le DSM-5 qui est mondialement reconnu :
Le trouble du spectre de l'autisme est caractérisé par des déficits persistants de la communication et des interactions sociales observés dans des contextes variés. [...]
Au sein du diagnostic du spectre de l'autisme, les caractéristiques individuelles sont noté grâce à l'emploi de spécifications (avec ou sans comorbidité, tel que le déficit intellectuel; l'altération du langage; une pathologie médicale ou génétique connue ou à un facteur environnemental; un autre trouble développemental, mental ou comportemental), ainsi que de spécifications décrivant les symptômes autistiques (âge lors des premiers soucis; avec ou sans perte de compétences acquises; sévérité; évolution, stratégie de compensation, etc). Ces specifications offrent au praticien la possibilité d'individualiser le diagnostic et d'enrichir la description de l'individu autiste. Par exemple, de nombreuses personnes qui avaient antiérieurement un diagnostic du syndrome d'Asperger auraient maintenant un diagnostic du spectre de l'autisme sans altération du langage, ni déficit intellectuel.
Comme l'explique si bien Steve Silberman, Léo Kanner à dit beaucoup de bêtise sur l'autisme. Les asperger sont les meilleurs représentant de l'autisme, donc quand je parlerais d'autisme en général, se sera principalement des asperger, c'est-à-dire les autistes normaux Very Happy

**: Ces niveaux peuvent fluctuer dans le temps, notamment grâce à des techniques connus aujourd'hui (et employé à travers le monde depuis plus de 30 ans, pour certaines d'entre elles) pour soutenir les personnes autistes de niveau 2 et 3. C'est un travail sur soi dès le plus jeune âge, grâce à des méthodes cognitivo-comportemental (ABA, TEACCH, PECS, MAKATON), ou un environnement incluant, stimulant et positif pour influencer la neurplasticité et l'effet pygmalion positif.

¤:La psychanalyse est connu pour avoir méjugé l'autisme, depuis 1980 (au détriment du DSM-III), comme une maladie ou une psychoses (alors que le spectre de l'autisme n'est ni l'un, ni l'autre), influençant la médecine française à interner les personnes autistes en hôpital psychiatrique alors qu'elles n'ont rien à y faire, ou encore pour leur faire subir une technique de torture soi-disant "utile" d'après la psychanalyse : le Paking !
La psychanalyse est reconnue dans le monde comme du charlatanisme, au même titre que l'eau de Lourde. Ce n'est pas la critique constructive qui manque, alors même que ces principaux fondateur, Freud et Lacan reconnaissaient leur métier comme une escroquerie.

¤¤:
DSM-5 a écrit:Il existe des individus appartenant aux spectre de l'autisme qui vivent et travaillent de façon autonomes à l'age adulte; ces personnes ont tendance à avoir des compétences intellectuelles et langagières supérieures et sont capable de trouver des secteurs compatibles avec leur intérêt et leur compétences. En général, les individus ayant un retentissement fonctionnel léger sont plus à même de devenir autonomes. Cependant, même ces derniers peuvent rester socialement naïfs et vulnérables, avoir des difficultés à s'organiser sans aide pour les démarches de la vie courante, et sont à risque pour le développement de symptômes anxieux et dépressifs. La plupart des adultes disent utiliser des stratégies de compensation et pour faire face, pour masquer leur difficultés en public, mais souffrant du stress et des efforts nécessaires pour maintenir un fonctionnement sociale acceptable.[...]
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